Le 1er Juin 1647
Bonjour, je m'appelle Pauline de la Cour, j'ai 16 ans.
Je suis une fille née de famille riche car mon père M. Abel est le bras droits de notre bon roi Louis XIV et ma mère, Mme de Bartilienne, est une ancienne amie de la s½ur du roi d'Angleterre.
Aujourd'hui, c'est la première fois que j'écris dans ce livre puisque c'est aujourd'hui même que je l'ai reçu par mon professeur de français M.Duillet.
C'est lui qui m'a recommandé d'écrire dans ce livre aux pages vierges pour que je puisse perfectionner mon orthographe.
Le 2 Juin 1647
Aujourd'hui je profite enfin de mon temps libre pour écrire dans mon journal.
J'ai eu mon cours de danse avec M.Linutil, et comme d'habitude ça n'a pas été facile car il me reprochait tous le temps de ne pas me tenir droite. Heureusement mon cours de français avec M.Duillet m'a changé les idées. J'apprends plein de choses avec M.Duillet car il m'apprend la poésie, l'étiquette à la Cour, mais ce que je préfère c'est le latin.
M.Duillet m'enseigne le latin avec tellement de passion qu'il lui arrive de se perdre dans ses émotions et ma mère qui assiste à chacun de mes cours, le lui fait remarquer immédiatement.
Puis l'après dîner, ma mère est venu m'annoncer qu'une représentation de musique dirigé pas M.Lulli en personne serait donnée ce soir a Versailles et que le roi nous y avait donc invités (ce qui était un grand privilège).Elle me dit aussi qu'elle avait pris la liberté de demander au meilleur couturier de Versailles de me confectionner une nouvelle robe.
Ma robe arriva presque aussi vite qu'elle avait été commandée. Elle était en soie bleue nuit avec un corset ondulé qui flattait avantageusement ma silhouette. A cela s'ajoutait de la dentelle blanche sur le décolleté ainsi qu'au bas de ma tenue.
Après avoir enfilé ma nouvelle et splendide robe, j'eus a peine le temps de montrer la joie qui se distinguait facilement sur mon visage a m'a mère qu'elle fit signe à sa camériste de me parer de ses plus beaux bijoux, pour enfin pouvoir quitter la pièce et s'en aller se préparer avant l'heure.
Plus tard dans la soirée
Nous étions arrivés à Versailles. Il y avait grand monde et cela me donna mal à la tête, je m'assis donc sur un fauteuil recouvert de soie beige ou était gravé les initiales du roi.
J'étais perdus dans mes pensées, lorsqu'un gentilhomme vint me demander si tout allais bien, je lui répondit que ce n'était sûrement qu'un léger étourdissement.
Il me proposa alors de m'emmener prendre l'air dehors, je le suivis donc.
Il avait sans nul doute eu raison de m'arracher à mes pensées puisque a peine avais-je eu sentit la fraîcheur du soir sur mes joues, que je me sentis déjà bien mieux, il le vit et me proposa de m'emmener écouter la merveilleuse musique de M.Lulli.
Nous marchions tranquillement sur le chemin du théâtre lorsque ma mère vint dans notre direction.
Cela me mit mal à l'aise, car elle me posât des questions sur le gentilhomme qui m'accompagnait. Il le sentit car mon visage s'empourpra. On aurait pu me voir à dix lieues. Il répondit à ma mère très poliment, en lui disant qu'il était le fils cadet du roi et qu'il se prénommait M.de Prez.
Cela me choqua, car il ne portait point l'insigne royal.
Ma mère le lui fit remarquer et il répondit simplement qu'il préférait se montrer discret. Après ces dernières paroles, ma mère nous laissa, elle partit en direction du château royal où devait se trouver mon père.
Nous arrivâmes au théâtre ou tous les invités étaient déjà placés, il devait être minuit car la cloche de l'église situer près du château sonnait.
A la fin du spectacle M.de Prez me dit que ma compagnie lui avait fort plus et qu'il aurait espéré rester plus longtemps a mes côtés, mais que son père le roi l'avait rappeler aux siens, cela me fit rougir jusqu'aux racines et je pense qu'il le vit.
Puis il me baisa la main et partit. Quelque seconde plus tard ma mère et mon père vinrent me chercher pour me faire savoir que nous partions.
Le 6 Juin 1647
Je n'en puis plus, depuis la soirée de M.Lulli à Versaille, je n'ai point revu M.de Prez, j'ai peur qu'il lui soit arriver malheur et si c'était le cas je ne pourrais en supporter le poids.
Le 15 Juin 1647
Cela faisait longtemps que je navais pas écrit car j'étais souffrante, j'avais de la fièvre, et des haut le c½ur. Je ne mangeais plus beaucoup et je restais dans ma chambre nuit et jour en attendant des nouvelles de M.de Prez.
L'après-dîner
Enfin une lettre, je ne l'ai pas encore ouverte, j'ai peur, je crain quand ouvrant cette lettre ce ne soit pas de M.de Prez et que tous mes espoirs de le revoir un jours partent en fumée, ... C'est lui ! C'est M.de Prez ! Il m'invite à une soirée costumée à Marly ainsi que mes parents le 21 Juin. Je suis si heureuse qu'il ne lui soit pas arrivé malheur et qu'il ne m'ait pas oubliée, par contre je dois avertir mes parents et leurs demander une nouvelle robe pour faire honneur à M.de Prez.
Le 21 Juin 1647
Le grand jour est arrivé, j'ai passé toute la journée à essayer des robes, et ce soir j'ai enfin trouvé celles que j'allais porter pour ce grand et merveilleux événement.
Je finissais de me préparer, lorsque j'entendis des bruits de sabot sur les galets, c'était enfin l'heure.
Une fois dans le carrosse nous prîmes la route de Marly. Nous arrivâmes quelques heures plus tard, je voyais s'approcher tous doucement, le magnifique et gigantesque bâtiment ou demeurait M.de Prez et son père, le Roi.
Nous entrâmes dans le château, il y avait beaucoup plus de monde qu'a Versailles, et j'eu du mal à trouver M.de Prez qui, lorsque je me tournais se situait devant moi .Il se pencha, me baisa la main et me dit que ma présence ici le rendais plus heureux que quiconque.
Il mit son bras en-desous du miens et nous partîmes en direction des jardins privés du Roi.
Il me montra les nouvelles statues que M. de Charty avait sculptés pour le Roi. Je fus émerveillée par l'une d'elle qui, si je me souvient bien était baptisée « la nymphe dorée ». La femme représentée était tellement belle !!
Puis nous repartîmes dans le château vers diffèrentes et inombrables gallery,où il me montra des tableaux divers qui, je dois bien l'avouer, étaient forts agréables à regarder.
Puis l'après dîner, la soiré se continua dans le jardin avec les autres invités, je m'amusais fort bien et je pense que M.de Prez aussi.
Le 22 Juin 1647
Ce matin durant mon cours de danse avec M.Linutil, ma mère reçu l'une de ses domestiques dans la salle de séjour (elle est situé juste à côté de la salle de danse) et j'ai ouï dire que ma cousine, Jeanne de Fombourg nous ferais peut être l'honneur de passer quelques temps en notre compagnie.
Je me fis une tel joie de revoir enfin ma cousine Jeanne que je faillis laisser tomber les cinq kilos de livres que m'avait posé sur la tête M.Linutil pour me tenir bien droite. Ma mère l'ayant remarqué me lança un regard froid, qui me glaça le sang.
Mais je me repris vite et continua mes tours de marche.
A la fin du cours, j'accourus vers ma mère qui marchait dans le jardin et en voyant mon visage si souriant, elle m'annonça la bonne nouvelle.
Elle me fit quand même remarqué mon faux pas en danse, je lui promis de m'appliquer davantage mais j'étais bien trop occupé à penser à Jeanne !
Vous en pensez quoi ????